Décembre 2016 – La pollution a atteint des niveaux records

En décembre, la France a connu son pic de pollution le plus long de ces dix dernières années. La concentration en particules fines s’est maintenue à un niveau 4 à 5 fois plus élevé qu’à l’ordinaire. Ce phénomène est dû à une augmentation saisonnière des émissions de particules, liées au chauffage notamment. Les conditions météorologiques, favorables au maintien près du sol des polluants, l’ont renforcé.

Une partie de la France plongée dans un brouillard de particules fines

Ce mois de décembre, Paris a connu deux pics de pollution aux particules.

Particules

L'épisode du début du mois a duré plus d'une semaine et a entraîné des mesures contraignantes comme la réduction de la vitesse de 20 km/h sur les grands axes, l'interdiction du chauffage au bois ou la circulation alternée. Comme on peut le voir sur le graphique, la qualité de l'air s'est encore dégradée le 30 décembre. Ce second pic de pollution était plus intense que le précédent mais la préfecture de Paris n'a pas réagi avec autant d'énergie.

Particules

La capitale n’est pas la seule touchée. Sur notre graphique mensuel, toutes les villes enregistrent au moins 10 jours de pollution élevée, à l’exception de Nice.

Berlin, mieux lotie que Paris ou Londres

Particules

Sur notre graphique, on note que Berlin a connu une semaine de pollution faible le mois dernier. C’est mieux que Londres et Paris. En Chine et en Inde, on suffoque. Au début de l’hiver, les concentrations de particules fines PM 2.5 étaient de 360 microgrammes par mètre cube à Pékin et de 900 à Delhi. Le niveau recommandé par l’OMS est de 10 µg.m3.