La ionisation par la nature

L'insalubrité grandissante des couches inférieures de l'atmosphère a nécessité l'identification progressive des polluants responsables au profit d'une redécouverte de qualités naturelles essentielles.

La nature nous donne à voir la température, l'hygrométrie, la pression et les mouvements de l'air qui nous entoure. Son électricité ne se laisse pas si aisément observer, et pourtant, cette mystérieuse électricité atmosphérique a pour support des constituants normaux de l'atmosphère dont les molécules sont chargées de signes.

La manifestation naturelle de la ionisation

Les signes des ions sont doubles : positifs ou négatifs, ils se regroupent par adsorption sur des particules en suspension pour former des ions gigantesques que l'on peut voir sous la forme de brouillards ou fumées. Les propriétés biologiques de ces ions sont fondamentalement conditionnées par la nature et les particules de support associées.

Quelques exemples d'ions :

  • Ions négatifs : O- et OH-
  • Ions positifs : N+, CO2+, H+, H3O+ ...

Même si certains éléments ont été isolés, la liste demeure aussi longue que partiellement connue.

Premières explications sur les deux types d'ions naturels

Mobiles et très petits, les ions négatifs ont une durée de vie plus limitée que les ions positifs. Ces derniers sont bien souvent plus nombreux. C'est pourquoi les phénomènes météorologiques naturels comme l'ensoleillement, l'humidité, la pluie, la pression atmosphérique ou encore l'orage, font fluctuer en permanence la présence d'ions.

Et pourtant, les environnements créés par l'homme modifient l'ionisation naturelle de l'air. La fumée de cigarette, le chauffage d'un radiateur électrique, le conditionnement de l'air sont tout autant destructeurs d'ions négatifs que générateurs d'ions nocifs. Nul besoin donc d'étendre l'échelle aux déchets industriels, principales matrices à ions positifs, pour justifier la (re)découverte d'apports naturels en ions négatifs.

Effets comportementaux des ions négatifs

Les observations scientifiques du comportement de soif, faim, d'activité physique et performances possibles ont mis en évidence l'action dynamogénique des ions négatifs. Ces derniers tendent à augmenter l'activité, tandis que les ions positifs les diminuent.

Les ions négatifs améliorent les réactions psychomotrices face à une situation génératrice de stress. L'effet anxiolytique des ions négatifs peut même faciliter la prise d'une décision conduisant à un avantage ultérieur malgré un désagrément temporaire.

L'influence de l'aéro-ionisation négative dépend de l'émotivité de chacun : les personnalités anxieuses profitent beaucoup plus de l'apport d'ions négatifs, du fait des incidences comportementales favorables des ions négatifs. De par les difficultés à cerner et mesurer avec exactitude la ionisation, le confort et l'humeur sont délicats à objectiver et quantifier. Pourtant, le simple exemple de l'approche de l'orage, source de malaise physique et psychique, reflète l'antagonisme des effets des ions positifs et négatifs.