La pollution favorise les troubles du sommeil

A 75 ans, nous aurons dormi 25 ans, soit un tiers de notre vie. Le sommeil joue un rôle primordial dans notre santé, notre bien-être et donc notre qualité de vie. Peut-être faites vous partie de ceux qui ont du mal à dormir ? La pollution pourrait contribuer à vos insomnies.

La pollution de l’air aggrave les symptômes de ceux qui souffrent d’apnée du sommeil

L’apnée du sommeil concerne près de 2 millions de Français et touche surtout les hommes entre 55 et 70 ans. Il se caractérise par de légères interruptions de la respiration pendant la nuit. Les personnes apnéiques présentent un risque plus élevé de développer de l’hypertension artérielle et des maladies cardiovasculaires.

Une étude menée par Antonella Zanobetti, doctorant scientifique dans le domaine de la santé publique à Harvard School, met en évidence les effets néfastes des polluants sur le sommeil des personnes apnéiques. L’étude a été menée dans 7 villes américaines : Phoenix, Arizona ; Tucson, Arizona ; Sacramento, Californie ; Firmingham, Massachusetts ; Minneapolis, Minnesota ; New York City, New York ; Pittsburgh, Pennsylvanie. Le résultat est sans appel : plus les particules polluantes sont concentrées, moins le sommeil est récupérateur et plus les apnées augmentent. Avec le soleil et la chaleur de l’été, propice à la pollution, le risque d’arrêt respiratoire s’intensifie encore : il augmente de 13% chez les apnéiques.

La pollution de l’air affecte également les personnes qui n’ont pas ce syndrome

Une récente étude américaine, menée par des chercheurs de l’université de Washington, montre que plus l’exposition au dioxyde d’azote et aux particules fines (PM2.5) est forte, moins le sommeil est de qualité. L’étude, présentée lors de la conférence internationale de l’American Thoracic Society 2017, a été conduite auprès de plus de 1 800 Américains, sur une période de 5 ans. Les données collectées ont permis aux chercheurs de mesurer la qualité du sommeil des participants, qui correspond au rapport entre le temps passé à dormir et celui passé au lit. Résultats ? Les participants exposés aux plus hauts niveaux de NO2 et de PM2.5 ont un risque accru de 50% et 60% d’avoir un sommeil de mauvaise qualité respectivement. Ils connaissent également plus de difficultés à s’endormir. Les particules inhalées affectent les systèmes nerveux et respiratoires, entraînant toussotements, éternuements, inflammation des sinus, mal de tête et sensation de fatigue au réveil. Quant aux personnes qui ont des difficultés respiratoires, de l’asthme ou des allergies, elles voient leurs symptômes gagner en intensité.

Sommeil

Quelques gestes simples pour améliorer l'air intérieur de votre chambre :

  • Aérez, de préférence le matin et en fin de soirée
  • Evitez de fumer à l’intérieur de votre maison
  • Évitez de laisser les animaux de compagnie dans votre chambre
  • Changez régulièrement votre linge de lit
  • Évitez bougies et huiles essentielles
  • Equipez-vous d’un purificateur d'air adapté pour votre chambre à coucher

 

L’amélioration de la qualité de l’air de votre maison, et plus particulièrement de votre chambre, vous permet de mieux dormir, protéger le bien-être et la santé de vos enfants, et de vous-même.