Allergies aux pollens : la pollution aggrave les symptômes

Le printemps arrive ! Et comme chaque année, c’est un vrai cauchemar pour des millions de français. Selon l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail), un français sur trois est touché par la rhinite allergique, le double d’il y a 20 ans. Mauvaise nouvelle, les symptômes des allergies sont aggravés par les particules fines de l’air pollué.

Le printemps, la saison des allergies

Les rhumes de l’hiver sont enfin repartis, c’est au tour des allergies de printemps de revenir… Le nez qui coule, les yeux qui grattent, la gorge qui pique, les éternuements incessants, cela peut sembler être un rhume au premier abord, mais en réalité ce sont les symptômes d’une rhinite allergique, aussi appelée rhume des foins.

Deux types de rhinites allergiques

allergiesIl existe deux types de rhinites : celles qui durent toute l’année (rhinite persistante) et celles qui ne surviennent qu’au printemps (rhinite saisonnière).
Une rhinite allergique est une inflammation allergique des fosses nasales due à une sensibilisation et une réaction excessive contre un allergène comme le pollen.
Or, le retour du printemps provoque la floraison et donc la diffusion de ces pollens dans l’air. Une rhinite allergique provoque des picotements du nez et des yeux, des éternuements, une baisse de l'odorat, mais aussi fatigue, crises de toux et d'asthme chez les personnes sensibles.

Une des causes : la pollution

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Les causes de la rhinite allergique sont pour la plupart génétiques. Cependant les allergologues confirment que la pollution de l’air extérieur (particules fines, émissions de diesel) et la pollution de l’air intérieur (tabac, CO2, formaldéhyde, métaux lourds, COV …) aggravent et favorisent l’apparition des symptômes.
De même que le pollen, les polluants émis à l’extérieur peuvent pénétrer à l’intérieur des logements par le système de ventilation et par infiltration (fenêtres, portes, cheminées, etc.).

Pourquoi la pollution aggrave-t-elle les allergies ?

Le docteur allergologue Nhân Pham-Thi du centre médical de l'Institut Pasteur affirme que la pollution aggrave la toxicité des pollens pour deux raisons.
Tout d’abord, les particules fines présentes dans l’air pollué aggravent l’agressivité du pollen. Les polluants viennent se fixer sur les pollens, fragilisent la surface des grains et les rendent donc plus toxiques. La pollution augmente également la production de pollens, ils deviennent plus nombreux, plus gros et plus allergisants.
Par ailleurs, les particules fines respirées irritent les muqueuses respiratoires et oculaires, rendant les voies respiratoires plus réceptives et facilitent l’accessibilité des pollens dans l'organisme. La sensibilité des individus aux pollens est ainsi accrue lors des pics de pollution. C’est pourquoi même dans les villes où il y a peu de verdure, la population citadine est sensible aux allergies.

Conseils pour lutter contre les rhinites allergies :

  • Surveillez les pics de pollution et les pics de pollen sur le site du Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA) 
  • Évitez de faire des efforts physiques et du sport
  • Gardez les fenêtres fermées et aérer brièvement le matin et en fin de soirée
  • Équipez-vous d’un purificateur d’air efficace contre les pollens
  • Faites-vous diagnostiquer et identifier le pollen dont vous êtes sensibles
  • Changez de vêtements et lavez vos cheveux plus souvent, les pollens s’accrochent aux fibres et aux vêtements
  • Enfin, ne pas négliger la prise des médicaments antihistaminiques

 

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L’augmentation de la fréquence des allergies ces dernières années est en concordance avec l’augmentation de la pollution atmosphérique. La pollution n’est pas la cause directe des rhinites allergiques, mais elle aggrave ses symptômes et contribue à l'accroissement de la période des saisons d’émission de pollens.

Pour approfondir le sujet sur les allergies, le documentaire vidéo Arte "Tous Allergiques ?" nous aide à y voir plus clair :