Que penser des masques anti-pollution ?

Le marché des masques anti-pollution est en plein boom et le nombre d’utilisateurs ne cesse d’augmenter. Dépendant du type de masque et des filtres qui le constituent, l’efficacité des masques anti-pollution est pourtant variable. Cette protection présente aussi plusieurs inconvénients, comme l’échauffement de l’air respiré et une condensation de la sueur à l’intérieur du masque.

Qu’est-ce qu’un masque anti-pollution ?

Un masque anti-pollution est destiné à protéger celui qui le porte des polluants présents dans l’air ambiant. Il en existe des jetables et des réutilisables. La grande diversité des masques fait qu’il est souvent difficile de s’y retrouver.

Pour se protéger des particules, le mieux reste de choisir un masque aux normes européennes. En Europe, ceux qui sont certifiés FFP 2 ou 3 (Filtering Facepiece Particles level 3) sont les plus réputés. Jetables et de différents types, ils protègent des poussières, des virus grippaux (grippe aviaire, SRAS), et des particules fines, à condition que toutes les exigences d'utilisation optimale soient respectées : appliquer correctement le masque sur les ailes du nez, ne pas le toucher pour éviter qu'il se décharge électriquement, le jeter après une durée maximale de 8h ... Ces conditions ne sont que trop rarement réunies.

Quid de l’efficacité du masque anti-pollution ?

Une récente étude menée par le Peltier Aerosol Lab, a mis en évidence que, dans un jour de pollution à Delhi, les masques bon marché peuvent laisser passer jusqu’à 85 % des particules fines. D’après cette même étude, les performances des masques anti-pollution  en matière de gaz d’échappement et de diesel restent très limitées.

Les facteurs pouvant limiter l’efficacité des masques anti-pollution sont nombreux:

  • La nature de la couche filtrante (le grammage, l’épaisseur et la compacité)
  • Le plissage du filtre
  • La présence d’une valve, qui facilite l’expiration et ainsi l’évacuation de la chaleur et de l’humidité
  • Les fuites entre le filtre et le masque
  • Les fuites vers l'intérieur entre le masque et le visage
  • La forme du visage : le masque doit bien épouser la forme du visage de l’utilisateur
  • La présence d’une barbe, qui nuit à l’étanchéité du masque et facilite grandement l’infiltration des particules ultrafines
  • L’usure: l’efficacité du masque anti-pollution peut décroître après quelques semaines. Le masque ou le filtre encrassé doit alors être remplacé. Cette fréquence varie en fonction du niveau de pollution.

De nombreux problèmes d’usage

Les utilisateurs de masques anti-pollution font part de nombreux problèmes liés à leur usage:

  • Un effet d’échauffement de l’air respiré
  • Un essoufflement plus rapide
  • Des difficultés à respirer
  • Une condensation de la sueur à l’intérieur du masque
  • Des coûts additionnels liés au remplacement du filtre et à du masque usés

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Il existe des masques anti-pollution performants contre les particules, mais ils sont inconfortables, et seront inefficaces s'ils sont mal positionnés sur le visage.