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Pollution de l'air intérieur - Comment lutter contre les polluants ?

Respirer un air sain est un besoin vital que nous devrions tous pouvoir satisfaire. Parce que la pollution de l’air nous menace, nous et nos proches, les pouvoirs publics se sont mobilisés pour lutter contre elle. Mais la pollution de l’air intérieur, plus dangereuse et moins médiatisée, reste encore largement méconnue et sous-estimée.5 à 10 fois plus pollué que l’air extérieur, l’air intérieur inquiète peu les Français. Pour preuve, selon un récent sondage Harris, 9 Français sur 10 jugent « bonne » la qualité de l’air dans leur logement. 1 60% des sondés considèrent même que l’air intérieur est moins pollué que l’air extérieur ! Parce que nous passons près de 80% de notre temps dans notre habitat, il est nécessaire de bien connaître les polluants présents et d’adopter les bons gestes au quotidien, pour respirer un air intérieur plus sain.

L'air intérieur est 5 à 10 fois plus pollué que l'air extérieur

L’air de nos logements est souvent 5 à 10 fois plus pollué que l’air extérieur. La raison ? Certains polluants sont diffusés dans l’air intérieur en continu, dans des concentrations potentiellement nocives(émissions des meubles, des matériaux de construction et de décoration). D’autres sont présents ponctuellement, leur niveau dépendant de nos activités (fumées de tabac, bricolage, entretien). Ces polluants, qu’ils soient chimiques ou biologiques, particulaires ou gazeux, nuisent à la qualité de l’air intérieur et menacent notre santé.

Pollution de l'air intérieur

La pollution particulaire de l'air intérieur

Les microparticules sont principalement générées par le chauffage, les transports, et l’industrie. Issues de l’extérieur comme de l’intérieur, elles peuvent se trouver en concentration importante, même dans les logements dits étanches. La pollution entre dans l’air intérieur, en particulier par la ventilation.

On parle en général de PM10 (particules inférieures à 10 μm) et de PM2.5 (inférieures à 2.5 μm). Mais en air intérieur, ce sont les particules ultrafines qu’on trouve en plus grand nombre : les PM1 (inférieures et 1 μm), et surtout les PM0.1 (inférieures à 100 nm).

De quelles particules s’agit-il ?

Les PM10, en air intérieur, ce sont des spores de moisissures, et des résidus de chauffage par énergie fossile. 6 à 8 fois plus fines qu’un cheveu, elles sont retenues au niveau du nez et des voies aériennes supérieures. Les directives de l’OMS fixent les valeurs limites à 25 μg/m3 d’air en moyenne journalière et 10 μg/m3 en moyenne annuelle.

Les PM2.5, en air intérieur, ce sont les fumées de tabac, les émanations de cuissons, et les particules produites par la combustion d’encens et de bougies. Elles pénètrent profondément dans les voies respiratoires (nez, bronches), jusqu’aux alvéoles pulmonaires. Parmi les PM2.5, les particules ultrafines, inférieures à 1 μm, sont les plus nombreuses et les plus nocives. L’OMS fixe les valeurs limites de PM2.5 à 50 μg/m3 d’air en moyenne journalière et 10 μg/m3 en moyenne annuelle.

Les PM1 et 0.1 (de 1 μm et moins), ce sont les fumées de tabac, particules de combustion, les bactéries et les virus. Elles font l’objet de recherches assidues. Ces particules ultrafines peuvent atteindre les poumons, passer à travers les membranes cellulaires des alvéoles pulmonaires, et entrer dans le sang.

Le tabac : un cocktail de substances toxiques

Particules ultrafines, goudrons, monoxyde de carbone, métaux lourd … Autant de polluants présents dans les fumées de tabac !Les personnes exposées, qu’elles fument ou non, sont susceptibles de présenter les symptômes suivants : irritation des yeux, des voies respiratoires, maladies respiratoires, asthme et allergies, cancers … Aérez ne suffit pas puisque certains composants sont absorbés par les rideaux, tissus et moquettes, et continuent d’être émis dans l’air intérieur. Nous vous recommandons d’éviter de fumer à l’intérieur du logement, d’autant plus en présence d’enfants.

Fumeur de tabac

Encens et bougies : attention aux émissions toxiques

Selon une enquête de TNS Sofres, plus d’1 Français sur 2 pense que l’utilisation de bougies et d’encens n’a pas d’effets négatifs sur la qualité de l’air intérieur. Pourtant, l’utilisation de bougies et de bâtonnets d’encens se traduit par l’émission de polluants volatils et particulaires. Un usage fréquent et prolongé peut conduire à des troubles respiratoires et, à long terme, à une augmentation du risque de cancer. Les personnes sensibles (enfants, femmes enceintes, asthmatiques, etc.) sont les plus affectées. L’Ademe recommande donc d'en limiter l’usage.

Les COSV : un nouveau champ de recherche

La recherche s’intéresse de plus en plus aux composés organiques semi-volatils (ou COSV) et à leur toxicité dans l’air intérieur.Les COSV existent à la fois sous forme gazeuse et particulaire. Moins volatils que les COV, les COSV ont une masse supérieure et s’évaporent dans l’air intérieur à des températures plus élevées. Le risque de contamination est élevé en raison de la multitude de sources : produits de nettoyage, de décoration, vêtements, cosmétiques, meubles, etc. Les COSV sont suspectés d’avoir des effets nocifs sur la reproduction, le développement neurologique, respiratoire et immunitaire des enfants.

Les polluants biologiques : ce sont des particules !

Les polluants biologiques sont passés en revue dans cet article sur les polluants de l’air intérieur. Lire la suite !

Efficacité des ioniseurs d'air TEQOYA

Quels effets sur la santé ?

La recherche sur les particules et leurs effets est très active. Les particules sont susceptibles d'avoir des effets très néfastes sur la santé :

  • Irritation des yeux, du nez et de la gorge, toux et maux de tête
  • Exacerbation des allergies et de l’asthme
  • Augmentation du risque cardiovasculaire : infarctus, arythmie, ventriculaire, insuffisance cardiaque, accident vasculaire cérébral)2
  • Augmentation des cancers du poumon3
  • Altération des performances cognitives4
  • Augmentation du risque de maladies rénales5
  • Augmentation du risque d’effets nocifs pendant la grossesse : diminution de la capacité pulmonaire6,augmentation de l’asthme7 et potentiel vieillissement prématuré chez l’enfant8
  • Augmentation du risque de donner naissance à un enfant de petit poids : l'Inserm attribue aux particules fines 8 292 des cas d'hypertrophie dénombrés en 2012. L'hypertrophie a des effets néfastes, entraînant pour certains enfants un important retard de développement intellectuel.

Que faire contre la pollution aux particules fines ?

1. Limitez la pollution issue de l'extérieur

La qualité de l’air intérieur est tributaire de notre environnement extérieur. La ventilation assure un apport d’air, certes neuf, mais pas nécessairement sain.

  • Pensez à l’entretien des votre système de ventilation
  • Renouveler l’air intérieur de votre logement, en aérant de préférence le matin avant 9h ou le soir après 20h quand les polluants sont moins présents à l’extérieur
  • Vous habitez à proximité d’un axe routier ? Aérez de préférence en dehors des périodes de pointe

2. Prenez de bonnes habitudes

Quelques bons réflexes peuvent aider à réduire significativement la pollution dans le logement et ainsi améliorer la qualité de l’air intérieur.

  • Pensez à aérez lorsque vous cuisinez ou faites du bricolage
  • Ouvrez une fenêtre et/ou mettez en marche la hotte lorsque vous faites cuire des aliments
  • Évitez de fumer à l’intérieur du logement
  • Limitez votre usage de bougies et d’encens
  • Limiter votre exposition aux agents infectieux et aux allergènes. Lire la suite !

3. En complément, équipez-vous d'un purificateur d'air adapté

  • Préférez un purificateur d'air TEQOYA, efficace contre les particules ultrafines jusqu'à 0,01 microns et écoresponsable

Les polluants biologiques de l’air intérieur

Les polluants biologiques prennent la forme de particules plus ou moins fines. Les principaux sont les agents infectieux et les allergènes.

Les agents infectieux

A l’intérieur du logement, des agents infectieux prolifèrent. Parmi eux, des virus, des toxines et des bactéries comme les légionelles. Les habitants (en cas de maladie contagieuse) et certains équipements (système de production d’eau chaude, ventilation encrassée, climatisation) en sont généralement les sources.

Les allergènes

Allergènes de chat

Les allergènes sont des agents microscopiques émis principalement par les moisissures, les insectes, les acariens, et les animaux domestiques. Parfois en fortes concentrations dans l’air intérieur, ils sont à l’origine de violentes réactions du système immunitaire (allergies) après contact, ingestion ou inhalation. Ils peuvent provoquer des rhinites, de la gêne respiratoire, une infection des yeux, des troubles oculaires …

En savoir plus sur les polluants biologiques

Que faire contre les polluants biologiques ?

1. Combattez les moisissures

Dans une récente étude, l’Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur révèle que 37% des logements présentent des moisissures. 64% des contaminations sont masquées lors d’un simple examen visuel. 9

  • Maintenez un taux d’humidité compris entre 40 et 60% et une température de l’air intérieur entre 18 et 22 degrés
  • Surveillez l’apparition de tâches vertes ou noirâtres sur les murs, sols et plafonds, des pièces chaudes et humides
  • Si vous avez des moisissures, passez dessus avec une éponge imbibée d’eau de javel et laissez agir un jour. Puis, lessivez la surface contaminée

2. Luttez contre les acariens

Les acariens sont des animaux microscopiques de la famille des araignées. On les trouve dans la poussière de maison. Ils vivent dans la literie, les canapés et fauteuils en tissu, les tapis, les rideaux, les moquettes, etc. Ils se nourrissent de fibres textiles et de squames humains.

  • Évitez l’humidité et ne surchauffez pas votre logement (22° degrés maximum)
  • Évitez les tissus textiles (canapés et fauteuils en tissus, tapis, rideaux, moquettes…)
  • Utilisez des housses anti-acariens intégrales pour la literie, des sommiers à lattes
  • Aspirez régulièrement votre logement

3. Limitez les allergènes des animaux domestiques

Les allergies dues aux animaux se manifestent surtout en hiver. La maison est fermée, et l’animal reste dans le logement, polluant l’air intérieur. Si vous ou vos proches êtes des personnes sensibles, plusieurs mesures s’imposent :

  • Brossez et laver régulièrement votre animal
  • Interdisez lui l’accès à certaines pièces
  • Passez l’aspirateur plusieurs fois par semaine

4. Attention aux pollens !

Parce que la pollution agit sur leur structure et renforce leur allergénicité, les pollens peuvent vite devenir un fléau pour notre santé. Il est donc primordial de limiter leur prolifération dans l’air intérieur :

  • Surveillez les pics de pollution et de pollen sur le site du Réseau National de Surveillance Aérobiologique
  • Veillez à renouveler l’air intérieur de votre logement, en aérant de préférence le matin et le soir
  • Changez de vêtements et lavez vos cheveux plus fréquemment, parce que les pollens s’y accrochent
  • Faites sécher votre linge à l’intérieur plutôt qu’à l’extérieur

Les polluants chimiques de l'air intérieur

Les polluants chimiques sont très nombreux à l’intérieur de l’habitat. Parmi eux : le monoxyde de carbone (CO), le dioxyde de carbone (CO2), et les composés organiques volatils (COV).

Le monoxyde de carbone ou CO

Dangers du monoxyde de carbone

Le monoxyde de carbone est un gaz inodore, invisible, et toxique, qui nuit à la qualité de l’air intérieur. Il se substitue à l’oxygène dans le sang, provoquant nausées, maux de têtes, vertiges… Une exposition prolongée à une forte concentration peut entraîner la mort en moins d’une heure ! En France, environ 4 000 personnes sont intoxiquées chaque année, et une centaine en meurt.

L'émission de monoxyde de carbone peut être provoquée par :

  • Un mauvais réglage ou un manque d’entretien des appareils de chauffage et de production d'eau (chauffage, chauffe-eau)
  • Un renouvellement insuffisant de l’air intérieur de la pièce dans laquelle ils sont installés

Que faire contre le monoxyde de carbone ?

Pour limiter la présence de monoxyde de carbone dans l'air intérieur :

  • Respectez les consignes d’utilisation indiquées dans le mode d’emploi de vos appareils à combustion
  • Entretenez et faites vérifier chaque année vos appareils par un professionnel
  • Veillez à utiliser un combustible de qualité
  • N’utilisez pas à l’intérieur des appareils prévus pour l’extérieur (braséro, barbecues)
  • Si vous utilisez des appareils de chauffage d’appoint, ne les utilisez jamais plus de 2 heures de suite et dans une pièce aérée
  • Ne laissez pas votre moteur de voiture tourner dans le garage

En savoir plus ?
Téléchargez la brochure d'information "Les dangers du monoxyde de carbone"

Le dioxyde carbone ou CO2

Le dioxyde de carbone, naturellement présent dans l’atmosphère, est émis par la respiration humaine. Dans un environnement clos et confiné, ce gaz peut rapidement saturer l’air intérieur, et nuire à notre santé.

Le dioxyde de carbone, en fortes concentrations, peut causer de la fièvre et des maux de tête. Une récente étude européenne, portant sur 800 élèves dans 8 écoles, l’associe à une baisse de la concentration et des performances scolaires.10

Les composés organiques volatils ou COV

« Composés organiques volatils » (COV) est un nom générique. Le terme « organique » renvoie à la présence de carbone et d’hydrogène. Le terme « volatil », lui, désigne l’aptitude de ces gaz à s’évaporer à température ambiante. Les COV sont diffusés dans l’air intérieur par des matériaux très différents : peintures, moquettes, linoleums, parfums, colles, encres, détergents … Par exemple, on trouve du benzène dans les peintures et les solvants, et du formaldéhyde dans les colles pour aggloméré, les papiers, les cosmétiques, etc.

Composés organiques volatils émis par la peinture

Les effets des COV sur la santé humaine sont multiples et sont encore peu documentés.

  • Une exposition aiguë a généralement des effets transitoires : maux de tête, fatigue, nausées, pertes de mémoire, etc.
  • Une exposition chronique peut affecter le système respiratoire et nerveux. Certains COV sont cancérigène, comme le benzène (associé à des naissances prématurées 11), et le formaldéhyde. D’autres – certains éthers de glycol - sont connus pour altérer la fertilité et le développement.

    Seul le benzène est réglementé à ce jour et les COV mesurés sont peu nombreux. La valeur limite de benzène dans l’air considérée comme dangereuse pour la santé humaine est établie à 5 μg/m3 en moyenne annuelle.

    Que faire contre les COV ?

    Pour réduire la présence de COV dans l'air intérieur de votre habitat :

    • Informez-vous sur les émissions chimiques potentielles des produits que vous utilisez
    • Évitez de les stocker tous au même endroit
    • Pensez à renouveler l’air intérieur pendant et après l’utilisation d’une peinture ou d’un vernis
    • Par sécurité, veuillez porter des protections adaptées (masque, gants, lunettes) quand vous manipulez des produits chimiques
    • Privilégiez les peintures acryliques (par opposition aux peintures « glycéro »), elles ont l’eau pour base et non des solvants
    • Refermez les récipients pour éviter qu’ils ne s’évaporent dans l’air intérieur
    • Renseignez-vous sur les émissions des meubles en bois que vous achetez
    • Ne mélangez pas les produits : ils peuvent entraîner des réactions dangereuses

    En savoir plus ?
    Consultez le dossier de l'ADEME sur les composés organiques volatils (COV)

    1 Sondage Harris, La perception de la qualité de l’air intérieur en France, aux États-Unis, en Allemagne et au Royaume-Uni
    2 Robert D. Brook et al., Pollution par les particules fines et maladies cardiovasculaires
    3 C. Arden Pope III, PhD et al., Cancer du poumon, mortalité cardiopulmonaire et exposition à la pollution par les particules fines
    4 ISGLOBAL, L'exposition à la pollution de l'air sur les trajets domicile-école altère le travail de la mémoire
    5 Benjamin Bow et al., Pollution de l’air par les particules, risque d’incidents CKD et progression vers l’ESRD
    6 Insa Korten et al., Pollution de l’air pendant la grossesse et développement pulmonaire chez l’enfant
     7 Cailang Zhou et al., Exposition aux polluants atmosphériques liés aux phénotypes de l’asthme au cours de la première année de vie chez les enfants de l’étude de cohorte EDEN mère-enfant
    8 Dries S. Martens et al., Pollution de l’air et prédisposition des nouveau-nés au vieillissement biologique accéléré
    9Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur – Campagne Nationale Logements – État de la qualité dans les logements français
    10 Myhrvold, A.N., E.Olsen, et al., Environnement intérieur des écoles - Santé et performance des élèves au regard des concentrations en CO2
     11 Marisa Estarlich et al., Exposition résidentielle à la pollution de l’air extérieur durant la grossesse et mesures anthropométriques à la naissance dans une cohorte multicentrique en Espagne

    Références utiles

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